Calendrier de l’Avent Astro 2021

Publié par Arthur Debons le

Jour 1 – Naines brunes

Vous avez sûrement déjà entendu parler des étoiles naines ? 

Pourtant, il existe ce qu’on appelle des “naines brunes” qui ne sont pas assez massives pour être considérées comme des étoiles.

Mais qui ne sont pas assez petites pour être considérées comme les planètes géantes gazeuses. Bizarre dit comme ça.

D’une taille généralement 10 et à 75 fois plus importante que Jupiter, la plus grosse planète de notre système solaire, les naines brunes se placent dans une catégorie à la frontière des étoiles et des planètes.

Leur température extérieure s’élève à environ à 2700°C, plutôt froid pour une étoile !

Or, cette température n’aura de cesse de décliner au fur et à mesure de leurs dizaines de milliards d’années de vie, à l’inverse des étoiles “ordinaires” comme le soleil

La différence majeure entre les naines brunes et les étoiles réside dans une propriété physique : la fusion de l’hydrogène. 

Dans le soleil, la fusion de l’hydrogène en hélium + énergie est à l’origine d’un véritable rayonnement, avec 600 millions de tonnes d’hydrogène fusionnées à la seconde !

Les naines brunes dont la masse ne suffit pas à démarrer la fusion, ne rayonnent pas et sont donc invisibles à l’œil nu.

On pourrait se laisser dire que ces objets sont rares et inutiles, et pourtant :

1 étoile sur 6 de notre galaxie serait une naine brune.

La Nasa émet l’hypothèse que ces naines brunes contribueraient à la “masse manquante” de l’univers, qui est étudié dans la question de la matière noire.

Pour aller plus loin à ce sujet : (lien)

Jour 2 :  le Fond diffus cosmologique

Il existe une notion relativement importante en astronomie et astrophysique appelée : le fond diffus cosmologique.

En français...la plus vieille lumière de l’Univers !

C’est un halo qui baigne l’ensemble du ciel comme un fond lumineux.

Depuis la Terre, on l’observe sous la longueur d’onde 12.5 cm du spectre électromagnétique, entre les ondes radioélectriques et le rayonnement infrarouge. 

Ce rayonnement le plus vieux de l’Univers, a été produit il y a 380 000 ans après le Big Bang, lorsque le cosmos était encore tout jeune.

A cette époque, l’Univers commençait à devenir transparent.

C’est en 1964 que le phénomène a été cartographié, par hasard, par les physiciens Robert W. Wilson et Arno Penzias, on dirait un scénario de film…

Les scientifiques découvrent accidentellement le “Fond Diffus Cosmologique” qui apparaît continuellement sur les radiotélescopes pourtant pointés dans des directions aléatoires. 

Alors, quelle est l’utilité de cette découverte ? 

C’est la preuve de l’existence du Big Bang, qui avait été annoncé des décennies plus tôt.  Rien que ça !

Au départ, les images captées sont quasiment dénuées de signal, mais grâce aux avancées technologiques, de nombreux instruments précisent la cartographie de ce rayonnement. 

En image, voilà à quoi ressemble le fond diffus cosmologique : 

Pour aller plus loin à ce sujet :

https://cosmology.education/decouverte-fond-diffus-cosmologique/fond-diffus-cosmologique/#!

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/fond-diffus-cosmologique-et-lunivers-seclaira

A demain pour le prochain mail qui répondra à cette question : “Pourquoi la NASA a envoyé un myope de 11 tonnes dans l’espace ?” 😉

Jour 3 :  un Myope dans l’espace

Comment un myope de 11 tonnes s’est retrouvé dans l’espace ? Aujourd’hui, je vous raconte cette anecdote, et c’est génial…

Si je vous dis Hubble ? J’imagine que vous avez déjà entendu parler de ce projet gigantesque pensé par la NASA !

En 1990, la National Aeronautics and Space Administration voit son projet télescopique aboutir après quinze ans de préparation bravant les contraintes budgétaires et les défis logistiques.

Le télescope de type Ritchey-Chrétien pèse alors 11 tonnes, avec une focale de 57 m, pour une largeur de 2.4m, oui ! des mètres…

Pour un coût total avoisinant les 2 milliards de dollars.

Sauf que… détail dérisoire : une fois dans l’espace, le télescope est myope !

La NASA mobilise une commission d’enquête d’urgence pour identifier la cause du problème et y remédier. 

Explication. Il s’agit d’une erreur de fabrication du miroir primaire du télescope : les bords sont trop plats à… 2 micromètres près

Fort heureusement depuis, la NASA a corrigé ce défaut. Cette histoire n’a pas manqué d’entacher la notoriété de l’agence spatiale américaine.

Pour l’anecdote, j’ai interviewé un astronaute français qui a participé à une mission de réparation Hubble, précisément, la mission STS-103. 

Retrouvez l’interview sur mon blog : https://fais-de-la-photo.fr/interview-dun-astronaute-j